12/03/2007

Village de guerre.

L'installation " Le Village rose aux modules de guerre absurde “ présentée au premier étage du bâtiment est un vaste champ de bataille. Cet ensemble de maisons rose référence aux mondes enchanteurs des Bisounours est attaqué par des armées d'engins bizarres, improbables hélicoptères, chars d'assaut, mitraillettes, bombes et missiles. Par une échelle réduite, des couleurs fantaisistes facilitant la lisibilité de la narration, le visiteur est leurré par ce simulacre de bataille. L’artiste lui assigne autant le rôle de « Gulliver » au pouvoir destructeur que celui d’une victime potentielle.  L'aspect fictionnel de ce champ de bataille n'est pas sans rappeler les guerres virtualisées.

Elsa Guigo.

 untitled-adb

 

Au cœur des Brasseurs, Sandra Ancelot a construit son village de maisons rose guimauve…

Mais à l’inverse des univers miniatures inoffensifs, nous sommes confrontés à un camps de guerre.

Le spectateur géant et maladroit circule entre les chars d’assaut ornés de canons et de tourelles, « décorations » absurdes et inadéquates réduites à l’impuissance par les manipulations formelles de l’artiste.

Des amas de bombes, des mitraillettes rangées soigneusement, des hélicoptères roses achèvent de construire cette cohabitation impossible.

Confronté à des obstacles, Sandra Ancelot nous propose un parcours dangereux où les volumes agressifs sont désamorcés par des couleurs douces : rose tendre, vert pâle, bleu ciel, orange.

La fantaisie chromatique des camouflages participe aussi à troubler notre perception.

Nous avançons doucement sur un terrain miné…

Caroline Coste.

 

 

21:04 Écrit par vp dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.